vendredi 28 octobre 2011

Interview de Lara B. Sparrow



Vous ne la connaissez peut-être pas mais vous ne pourrez plus la rater.


Je vous présente Lara B. Sparrow




Lara a écrit plusieurs livres 




Un homme se réveille sans mémoire au milieu d une forêt peuplée d êtres étranges. D où vient-il? Qui est-il? Il ne le sait pas. Dans un Change-Express de San Miguel, une guerrière raconte une évasion rocambolesque en vidant verre sur verre. Elle non plus ne sait rien de son passé... ou presque. Leurs destins vont se croiser pour leur faire vivre une véritable épopée: ils traverseront les terres de Sheendara avec pour mission de sauver les peuples pacifiques du Mal qui gangrène ce monde. Où leurs pas les mèneront-ils? Arriveront-ils à semer le terrible Seigneur du Chaos?


Kelm et ses compagnons d infortune se retrouvent dans une forteresse, perchée sur une falaise dominant un océan. La vie reprend ses droits, et la communauté se remet doucement des terribles évènements vécus sur Sheendara. Jusqu à ce qu une présence indésirable se manifeste. Ils ont quitté les terres de Sheendara pour une destination inconnue. Ils vont découvrir un nouvel univers où le Mal possède un autre visage. Les ennemis d hier peuvent-ils devenir les alliés d aujourd hui ? Lara B.Sparrow, de son vrai nom Sandrine Maillard, est née en Anjou en 1971. Passionnée d Histoire et de Fantasy, elle dévore, dès son plus jeune âge, tous les ouvrages se rapportant au monde de la magie et du merveilleux.




Au milieu des débris du navire, les rescapés du naufrage reprennent conscience sur une plage. Où sont-ils ? Nos héros doivent se remettre rapidement de cette nouvelle épreuve du destin car la légende de la Pierre Sacrée n'est toujours pas accomplie. Où se trouve la sortie vers la Nouvelle Sheendara ? Kelm et ses compagnons d'infortune arriveront-ils à retrouver leurs amis, otages du cruel Tanaël? Le chemin est encore long et beaucoup d'obstacles se dresseront encore devant eux mais de nouveaux alliés viendront à leur rescousse.


Voulez-vous connaître les aventures de ma petite fée préférée ? Ouvrez alors ce grimoire car ces feuillets sont le récit exact de ce qui s'est passé... Moi, Dame Nature, je puis en témoigner. Paillette n'est pas une petite fée comme les autres. Espiègle et indisciplinée, elle est adepte de l'école buissonnière...mais chut...laissez-vous emporter sur les ailes de sa destinée...et rêvez, mes enfants, que vous êtes à ses côtés !




Voici mon interview



1/ Peux-tu me parler un peu de toi ?

Fan de Bottero et de Tolkien, je suis une grande rêveuse… j’oublie souvent que le monde où nous vivons n’est pas celui où je m’évade souvent…et c’est bien dommage !!
Je suis née en Anjou en 1971 et j’ai toujours bouquiné depuis que je sais lire. Elevée sans la télévision, les livres étaient mon refuge.



2/ Comment devient-on écrivain ?

On le devient pas… on l’est ou pas. C’est en soi.


3/ Qui t’as donné le goût de la lecture ?

J’ai été élevée sans la télévision alors la lecture était le seul moyen de s’évader…


4/Comment t’es venue l’idée d’écrire ce livre ?
J’ai lu « les mondes d’Ewilan » de Pierre Bottero et quand j’ai fermé le 3e tome, j’ai pris un crayon et j’ai commencé ma trilogie « Sheendara ». C’était en moi depuis longtemps et les mots de Pierre ont déclenché cette envie de faire rêver les autres en partageant mon imaginaire.


5/ Qu’est-ce qui a été le plus dur à l’élaboration du roman ? (les idées, les illustrations, l’éditeur …)

Je vais faire rire tout le monde mais…rien !!! Tout a été évident et s’est enchainé naturellement.


6/ Qui est le créateur des illustrations sur ton livre ?

Les couvertures de mes livres ont été réalisées par les infographistes de Bénévent pour les 2 premiers tomes et d’edilivre pour le 3e. Mais je suis heureuse d’annoncer que mon prochain livre aura l’immense honneur d’avoir une couverture faite par Raffi (le papa de crayon de ma petite fée qui a déjà réalisé la couverture des aventures de la fée Paillette)



7/ Quelles ont été tes sources d’inspirations ? (une musique, un film, un auteur …)

La musique qui m’inspire est « mother earth » des Within Temptation… ou les musiques du Seigneur des anneaux …


8/ Est-ce que le mythe de la page blanche existe-t-il vraiment ?

Euh non… enfin, je ne l’ai jamais rencontrée… mais je ne m’installe pas devant une feuille en attendant que l’inspiration arrive. Je prends mon crayon quand mes personnages se manifestent en me soufflant à l’oreille leur histoire !


9/ Combien de temps faut-il pour écrire un roman de ce style ?

J’ai écrit d’affilée les 6 livres sur les aventures sheendaresques… en un an et demi.
J’écris une histoire de Paillette en une heure.


10/ Peux-tu nous dévoiler un petit extrait de ton livre ?

Voici les premières lignes tracées pour «  la légende de la pierre sacrée »…mais elles se sont retrouvées au chapitre 3 !!!

Enfin, la nuit était tombée. J’allais pouvoir fuir cet endroit maudit, cette prison où j’étais née … ou presque.

Je suis une « sans nom ». Je ne sais pas d’où je viens, ni qui je suis. Je sais seulement que les Maîtres m’ont trouvée devant leur porte un beau matin. Du moins, c’est ce qu’ Ils m’ont dit. Ils me donnèrent le numéro 333. Pour eux, je n’étais qu’une « sans nom » de plus, une parmi tous ceux qui étaient régulièrement abandonnés à la porte de cet asile depuis le Terrible Grand Froid.

Mais ce soir, la Liberté s’offrait à moi. J’avais dérobé le matin même le petite clé de la porte de derrière de la Grande Maison. J’attendais avec impatience que la nuit tombe enfin fin de me glisser dehors.

Ce ne fut pas si facile. Tous les autres étaient couchés dans le dortoir depuis que la Cloche du Sommeil avait retenti dans le couloir. Mais les Maîtres veillaient toujours. Ils faisaient des rondes, deux par deux, toutes les heures. Pourquoi ? Je ne sais. Peut être étions nous des prisonniers sans le savoir. Tous les « sans nom » n’avaient connu que cette vie là.

J’ai roulé en boule ma première couverture et je l’ai déposé sous la deuxième dans l’espoir de faire illusion pour quelques temps. Je ne voulais que quelques minutes… de précieuses minutes afin de me glisser hors du dortoir, longer ce couloir, glisser la petite clé dans la serrure de la porte de derrière et fuir, fuir à pleines jambes !!!!

J’ai regardé passer les deux Maîtres, de noir vêtus des pieds à la tête. Puis, plaquée au mur afin qu’aucune lumière lunaire ne vienne éclairer ma fuite à travers les grandes verrières, j’ai réussi à m’approcher de la porte.

Je transpirai à grosses gouttes et mon cœur battait très fort dans ma poitrine. La Liberté était à quelques mètres et pourtant j’hésitais.

Qu’allais-je trouver derrière cette porte, moi qui, en vingt trois années d’existence, n’avais jamais été au-delà de ces murs ?

Je repris courage. Je voulais voir le monde. Même si cela me faisait peur. Je ne voulais plus vivre enfermée.

La clé entra dans la serrure et grinça lorsque je la fis tourner deux fois. Je grimaçais de terreur. Que ferraient les Maîtres s’ils me surprenaient dans ma fuite ? Jamais personne n’avait tenté de sortir d’ici. Ni de leur désobéir d’ailleurs !

Ici, la vie était simple et la nourriture ne manquait pas. La maison était immense avec un jardin intérieur couvert d’une verrière où croissaient légumes et fruits. Il fallait seulement se plier aux règles.

La porte s’ouvrit sans bruit. Je franchi le seuil sur la pointe des pieds, et, refermant doucement la porte derrière moi, je me suis élancé droit devant pendant un long moment, sans m’arrêter, sans même regarder où j’allais.

A bout de souffle, je m’arrêtais soudain, surprise d’avoir réussi à fuir. Tout en essayant de retrouver une respiration normale, je regardais autour de moi :  rien…il n’y avait rien. Seul un désert immense de cailloux était faiblement éclairé par la lune.

Il n’y avait rien…rien, sauf la Liberté ! La Liberté de respirer à plein poumon sous ce ciel pur !

Pleine de confiance, je me suis mise à marcher d’un pas vif, droit devant moi. Je ne savais pas où j’étais, ni vers quel endroit je me dirigeais. Je n’avais sur moi que mon uniforme de «  sans nom », un triste ensemble gris. Je n’avais ni nourriture, ni eau et peu de chance de m’en sortir…mais j’étais libre !

Oryann revint à la réalité, sentant tous les regards des clients du Change-Express de San Miguel braqués sur elle. Elle leva son verre à la cantonade en les saluant d’un air ironique et but l’alcool ambré d’un trait.

« Et alors ? » entendit-elle « comment t’es-tu débrouillée pour survivre ? »

Grimaçant un sourire d’excuse, elle se leva brusquement.

-       Navrée, dit-elle, vous n’en saurez pas plus… d’ailleurs, je n’ai pas encore inventé la suite de mon histoire.

Visiblement, sa réponse déçut toute l’assistance. Ils avaient accroché à l’histoire pensant que c’était la sienne. Ils dévisageaient cette grande jeune femme aux membres finement musclés, à la peau de bronze et aux cheveux roux. Tous les hommes présents étaient encore sous le charme de sa voix légèrement rauque. Mais la dureté de ses yeux verts les avait tous paralysés. D’aucuns n’auraient tenté de la séduire, surtout qu’elle portait à la hanche une longue épée magnifiquement forgée dont elle semblait savoir se servir.

Se drapant dans sa cape sombre, elle jeta une pièce d’or sur la table et sortit de la petite auberge.

-       Faut que j’arrête de boire, maugréa-t-elle en sentant une forte migraine lui enserrer les tempes.

D’autant plus que la boisson la rendait lyrique et qu’elle avait tendance à se révéler plus qu’elle ne le voulait.

Elle rejoignit à grand pas son compagnon de voyage. Aïkis l’attendait un peu plus loin avec leurs montures, deux superbes simpaladas qu’il avait monnayé à prix fort dans une ferme des environs.

Enk les attendait à Erun.
Le message laconique qu’Oryann avait reçu le matin même disait seulement «  j’ai besoin de toi – vite ».

Seul Enk était au courant de tous les déplacements d’Oryann qui effectuait régulièrement pour lui des petites missions.

Oryann grimpa avec souplesse sur sa monture.

10 journées complètes à dos de simpalada séparaient la petite ville de San Miguel et le village d’Erun. La route était encore longue et il n’y avait pas de temps à perdre.

13/ Un petit mot pour tes lecteurs ou futurs lecteurs ?

Osez franchir la porte de mon univers… vous voyagerez et rencontrerez un nombre incroyable de personnages extraordinaires…. Je l’ai écrit pour les ados et pour tous ceux qui aiment encore rêver…
Sachez que mon plus jeune lecteur a 8 ans et le plus âgée…92 !!! enfin à ma connaissance !!!!


Je voudrais remercier Lara pour le temps qu'elle a pris pour me répondre.


Vous pouvez retrouver son univers 



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