vendredi 11 novembre 2011

Interview de Anne Christine Remiche

Voici une interview sur une jeune auteure prometteuse dans la fantasy terreur.


Je vous présente Anne Christine


auteure de Helldown en précommande le 15 novembre 2011 aux Editions Sharon Kena

4ème de couverture

Ils ont le même sang et pourtant…
À vingt-quatre ans, Heilin fait partie de l’élite des Headhunters, commando spécial de Helldown, mais aussi du monde. Il a vingt-sept ans et a déserté son travail pour trouver les réponses à ses questions.Torsten pensait sauver sa sœur en la fuyant, mais c’est ensemble qu’ils pourront résoudre l’énigme de leurs existences. Ils vont apprendre que c’est en sautant à pieds joints au centre de leurs peurs qu’ils trouveront leur Destin et qu’ils pourront affronter les pires dangers. Mais avant cela, l’enfer s’ouvrira pour eux.Face à des créatures sorties d’une imagination dérangée, face à des alliés étonnants et pas toujours désirés, face à sa propre famille, la confrontation va ressembler au labyrinthe du Minotaure : inégale et mortuaire. Il ne restera plus à Heilin et Torsten que l’espoir qu’Arianne ait bien déroulé le fil rouge pour qu’ils puissent échapper à l’ennemi plus vieux et plus effroyable que jamais. 


Voici mon interview 

D’abord : coucou tout le monde et merci à notre « journaliste – chroniqueuse » pour cette interview !
Merci ! Merci !


1/ Peux-tu me parler un peu de toi ?

Euh… Bon, avec beaucoup de surprise, je m’appelle Anne-Christine Remiche, j’ai vingt-six piges et je suis Belge ! Après quelques années de voyage, j’ai décidé de poursuivre mes études pour devenir professeur de français et de religion !
 Je suis très difficile en lecture et très franche quand on me soumet un texte…
Je passe mon temps à lire ou à écrire.
Euh… Ben voilà quoi… xD
Oh ! J’ai deux frères et deux sœurs plus jeunes… important ! Ca explique mon état mental, je crois !!



2/ Comment devient-on écrivain ?

Pour moi, c’est de naissance et/ou de passion. Je suis née dans une famille où écrire est « normal ».  
Ma mère a remporté pas mal de nouvelles dans sa jeunesse et a fait des études de droit (elle est juriste !) et pour l’instant, elle fait beaucoup de conférences sur le « cimetière dans notre société actuelle »… No comment ! Le nom est pompeux mais les conférences attirent énormément de gens, jeunes comme âgés. Mdr !
Mon grand-père publiait ses « aventures » dans le journal de sa caserne à l’armée et encore aujourd’hui, il publie certains de ses écrits dans des revues de presse. Pour le moment, il se concentre sur ses mémoires.
Ma grand-mère a commencé des études de français et lit énormément.
Mon oncle a publié un livre relatant son Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle… et il est libraire – antiquaire…


3/ Qui t’as donné le goût de la lecture ?

Mes grands-parents et ma mère.
Mes grands-parents me lisaient, tous les mercredis quand j’étais avec eux, des bouts de romans classiques.
Ma mère avait une énorme collection de livres thrillers : James Patterson, Peter James, Mary Higgins Clark, et beaucoup d’autres.

Pour les auteurs, le premier fut James Patterson. Je me plais à dire que mon style vient de lui avant tout autre chose !
Il m’a lancé dans la folie de la lecture.


4/Comment t’es venue l’idée d’écrire ce genre de livre ?

Déjà, il faut savoir que j’écris de l’Urban Fantasy, Horreur, Terreur ainsi que de la Fantasy.
Je ne suis pas vraiment portée sur la Bit-lit même si j’en lis quand même beaucoup – faut dire qu’on ne peut plus passer à côté maintenant- .
J’ai découvert ce que je voulais écrire après avoir lu les romans d’Anne Rice et de Laurell K. Hamilton.
Il y a quatre ans, j’ai découvert David Wellington et après les aventures de Kate Daniels…
Et j’ai su comment je devais écrire Helldown, quel était mon style ainsi que ma voie !


5/ Qu’est-ce qui a été le plus dur à l’élaboration du roman ? (les idées, les illustrations, l’éditeur …)

Le plus dur ?
En sachant que j’ai commencé Helldown à l’âge de quinze ans, je dirais : trouver mon style d’écriture. Celui qui me conviendrait vraiment. Pour moi, c’est le plus dur pour un écrivain : savoir comment il va écrire, comment il va faire passer son monde, l’ouvrir aux lecteurs potentiels, comment il désire faire comprendre ce qu’il voit, ressent et vit avec ses personnages.
Une fois que cette question est réglée, ça va tout seul. Le bouquin prend forme très rapidement.


6/ Qui est le créateur des illustrations sur ton livre ?

Moi ! Mdr !
Mon éditrice m’a acheté les images, je les ai travaillées pour obtenir ma couverture.


7/ Quelles ont été tes sources d’inspiration ? (une musique, un film, un auteur …)

David Wellington dont les livres ont été une révélation totale pour moi !
Resident Evil… J’adore les jeux qui me font toujours hurler de frayeur.
Patricia Briggs qui m’a prouvé qu’on pouvait être un bon auteur sans tomber dans le mielleux pour autant.
 
J’écoute rarement de la musique… si c’est le cas, j’aime beaucoup 30 STM, Futur World Music ou X-Ray Dog ainsi que Veigar, Breaking Benjamin,…
J’aime aussi beaucoup les BO de mangas ou de films tels Harry Potter, Wolf’s Rain, Castlevania,…

Je ne regarde pas la télé, trop rarement en tout cas. Je trouve que ça bride l’imagination. Ça m’arrête dans mes écrits. Je vais rarement au cinéma parce que je déteste les gens qui farfouillent dans leurs popcorns, qui mâchent la bouche ouverte ou qui parlent tout haut ! xD
Les films ou séries que je regarde sont de véritables coups de de cœurs à cause de ça.


8/ Est-ce que le mythe de la page blanche existe-t-il vraiment ?

La page blanche ? Ça dépend de la définition qu’on lui donne.
Pour ma part, la page blanche, c’est avant tout la fatigue qui me rend incapable de mettre un mot devant l’autre avec cohérence ! Ou que je n’ai plus la force de poser mes doigts sur le clavier…

Si on prend la page blanche : plus d’idées !
Non, je n’y crois pas. Un auteur, quand il a son histoire en main, sait ce qu’il va raconter du début à la fin de son écrit. Il aura toujours quelque chose à partager sur l’un ou l’autre personnage.
 

9/ Combien de temps faut-il pour écrire un roman de ce style ?

De mon style ? J’ai mis 10 ans ! xD… Je ne sais pas si je suis de bon conseil !
Chacun a son rythme et son propre style.

Le temps…
Certains ne font que ça –écrire - de leur journée alors ils écrivent en trois mois, un bouquin de deux cents pages.
D’autres mettent un an ou comme moi, plusieurs années pour être sûrs de ce qu’ils créent.

Personnellement, je ne fais aucune confiance en ceux qui font partie de la première catégorie. De nombreuses lectures m’ont permis de me rendre compte que le peu de temps traduit, non une médiocrité, mais un manque d’approfondissement de l’histoire, des personnages ou de la trame en elle-même.

Je ne vais pas généraliser parce que récemment, j’ai eu l’honneur d’être bêta pour une auteure de talent qu’il me tarde de voir publier et qui a écrit son roman en quelques mois…


10/ Peux-tu nous dévoiler un petit extrait de ton livre ?

Un extrait qui n’a pas encore été dévoilé ?! Bien sûr !
Ce fut dur de choisir mais j’espère que ça plaira.

« ( …)
  - Parfois, les gens prennent des décisions pour d'autres qui ne sont pas les meilleures, mais qu'ils jugent bonnes sur le coup.
Heilin savait cela. Elle aussi avait pris des décisions qu'elle avait cru les plus justes et qui s'étaient révélées complètement mauvaises pour l'autre personne, mais ça n'empêchait pas son cœur de souffrir.
Les larmes naquirent sous ses paupières, mais elle les retint du mieux qu'elle le put. Sauf qu'elle n'avait pas prévu que Rhett se pose à sa gauche et lui incline la tête sur son épaule.
Elle écarquilla les yeux de surprise et dans le vain espoir de rester forte.
- Tu es quoi au juste ?
- Un guépard, répondit-il simplement, ce dont elle lui était reconnaissante. Le Kronidès du Sanctuaire d'Élide.
Elle poussa un sifflement admiratif, haché par ses larmes. La main de Rhett se raffermit sur son épaule, la serrant un peu plus contre son corps.
- Ouais, je sais : être le chef est ce qu'il y a de moins cool. Faut supporter les gamins avec leurs coups de gueule, leurs blagues et leurs conneries profondes...
Il soupira faussement ennuyé, la faisant rire. Elle le sentit sourire de la réussite de sa remarque. Il paraissait être le genre de personne ne supportant pas la souffrance d'autrui.
- On ne se connaît pas et tu me réconfortes. Tu es bizarre.
- Merci, s'amusa-t-il. Faut-il vraiment une raison plausible pour aider son prochain ? Surtout une jolie fille et super bon coup au lit ?
Cette fois, elle éclata vraiment de rire et ce fut elle qui se pelotonna contre lui. Elle respira son odeur particulière : il sentait la fourrure mouillée sous une touche de parfum Dolce Cabana. Elle se figea en se rendant compte du cheminant de ses pensées et se détacha légèrement pour le fixer avec stupeur.
- Dolce Cabana ?
Un éclair de surprise passa dans son regard, vite remplacé par l'amusement.
- Un cadeau de mon petit frère, lui confirma-t-il. Et moi, je sens ta terreur. (…)»


11/ Un petit mot pour tes lecteurs ou futurs lecteurs ?

Oui… Achetez-moi ! Pitiez ! Je suis pauvre ! Un peu de sous serait utile pour que je m’achète une caisse en carton… Pitiez !
Non, je déconne ! Comme d’habitude en fait !
Sérieusement : lisez-moi pour votre plaisir, parce que quelqu’un vous aura dit que c’est bien, parce que vous aimez l’horreur ou parce que… je ne sais pas ! Pour ce que vous voulez en fait. Je ne suis pas difficile !
Je ne sais pas quoi dire…
Merci de passer du temps sur mon bébé… Merci de me faire part de votre plaisir ou votre déplaisir…
Merci d’être là et de me donner ma chance !


12/ Comment te sens tu à l’approche de la date de parution de ton livre (qui je le rappelle est le 22 novembre) ?

Etant défaitiste, je pense que je vais décevoir des gens ! Mais ça, c’est un de mes nombreux défauts !
Je sais que je ne vais pas plaire à tout le monde donc je m’attends à une critique vache mais bon… C’est le risque du métier ! Sauf que J’Y PENSE D’ABORD ! (va se taper la tête au mur).


Je voudrais remercier Anne Christine pour avoir pris le temps de me répondre.

Vous pouvez commander son livre ICI

Vous pouvez retrouver Anne Christine



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