vendredi 18 novembre 2011

Interview Yano Las

L'interview d'aujourd'hui sera sur Yano Las, un écrivain et une poétesse.


Yano vient de sortir un nouveau recueil de poèmes Autant en emporte l'esprit, Parfum étranger






La 4ème de couverture




Voici l'interview


1/ Peux-tu me parler un peu de toi ?

C’est très difficile de parler de soi !
Je suis une mère universitaire au foyer. J’ai suivi une formation scientifique que j’ai utilisée au mieux pour élever mes enfants Je suis aussi mystique que cartésienne, aussi spirituelle que pragmatique, terre à terre. Je prône l’amour universel, l’ouverture aux autres. Je suis humaniste et voue au beau, un véritable culte.


2/ Comment devient-on écrivain ?

Ecrire est un rêve d’enfant ou plutôt d’adolescent. A quatorze ans, je voulais déjà tenir un journal, mais j’y ai renoncé.

Les sentiers sinueux de la vie, les questions existentielles, les interrogations métaphysiques, autant que la volonté de s’accomplir, le besoin de se réaliser, m’ont conduit à l’écriture

Etre écrivain est à la fois pour moi, une reconversion professionnelle, une vocation tardive, mais pas seulement. C’est aussi une volonté d’échange, de partage, une manière d’aller vers l’autre, le lecteur, parler de toutes ces choses que j’aime tant : mes passions, ma poésie, ma foi, mes joies, mes chemins de vie.


3/ Qui t’as donné le goût de la lecture ?

Mes frères et sœurs !
Je les voyais lire et j’avais envie de faire comme eux. J’ai appris d’ailleurs très vite à le faire.
Par la suite, c’est plutôt l’ennui qui a fait de la lecture une passion.
« L'ennui fait le fond de la vie, c'est l'ennui qui a inventé les jeux, les distractions, les romans et l'amour. »
J’ai dévoré les livres jusqu’au jour ou j’ai découvert les joies de l’écriture. Je n’ai plus le temps.



4/Comment t’es venue l’idée d’écrire ce recueil de poèmes ?

Autant en emporte l’esprit  est mon premier recueil de poésie. J’y raconte en vers et en rimes, mes problèmes de femme dans la modernité, ma solitude, ma condition d’étranger. D’où le sous titre : Parfum étranger.
C’est un journal poétique en quelque sorte.


5/ Qu’est-ce qui a été le plus dur à l’élaboration du roman ? (les idées, les illustrations, l’éditeur …)

Les idées ont été les plus faciles à trouver. Elles venaient spontanément. J’écris de manière émotionnelle, sensorielle, sous inspiration. C’est une poésie bohème, torrentielle, guidée par la chute des sens au gré des émotions….emportées par le vent des rimes.

Il a été plus difficile d’illustrer car je n’arrivais pas à conceptualiser, privilégier un choix, une idée, par rapport à un autre.

Quand à l’édition, c’est à ce point difficile et onéreux que j’ai dû ouvrir ma propre maison : les Editions Aile de May


6/ Qui est le créateur des illustrations sur ton livre ?

Tufiq HADIBI

C’est un jeune artiste algérien, bourré de talent et très prometteur.



7/ Quelles ont été tes sources d’inspirations ? (une musique, un film, un auteur …)

Une musique : « The stranger song » de Leonard Cohen
Autrement je m’inspire de mon vécu, mon quotidien, mes rêves et aspirations



8/ Est-ce que le mythe de la page blanche existe-t-il vraiment ?

Si c’est le cas, pas encore. En tout cas pour moi
Pour l’instant, mes idées volent alors que mes doigts courent sur le clavier.
J’ai plus de choses à dire que de temps pour le faire.


9/ Combien de temps faut-il pour écrire un roman de ce style ?

Mon recueil de poème m’a pris deux mois, environ


10/ Peux-tu nous dévoiler un petit extrait de ton livre ?

Couleur Cœur

A l’encre de mes yeux
Mon cœur bat douloureux
Las et triste il s’émeut
D’un monde si haineux

A l’encre de mon sang
Mon âme souffle du vent
A fait de sa vie un don
Aux multiples souffrants

A l’encre du militant
Culturel et battant
Aux milles mots malmenant
Se payent les rançons

A l’encre de l’enfant
Se dessine la maison
Du bonheur incessant
Du jardin florissant

A l’encre de la mère
S’abreuve toute la terre
Se bâtissent des demeures
Sures et pleines de lumières

A l’encre de la femme
Se nourrit toute flamme
Se dénoue chaque drame
Se déposent les armes

A l’encre de mon cœur
Mes larmes coulent en vers
Ruisselant du malheur
D’un cœur devenu pierre.


13/ Un petit mot pour tes lecteurs ou futurs lecteurs ?

J’espère qu’ils auront du plaisir à me lire et qu’ils seront heureux de me découvrir.

Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. [Stéphane Mallarmé]
En réalité, chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même. [Marcel Proust]


Je voudrais remercier Yano Las pour avoir pris le temps de répondre à mes petites questions.

Pour commander le recueil qui est édité aux Editions Aile de May, vous pouvez le faire ICI


Vous pouvez la retrouver 



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Bientôt en ligne, ma chronique sur ce recueil de poèmes.







1 commentaire:

yano a dit…

Bonjour Jennifer
Merci pour m'avoir accordé cet interview sur ton blog. j'en suis ravie!

Yano