mardi 6 mars 2012

Interview de Sobian Welsh

Ma nouvelle interview de la semaine sera sur Sobian Welsh auteure de


4ème de couverture
« L'amour peut-il survivre à l'Immortalité ? » Des cicatrices inexpliquées qui apparaissent sans raison, des cauchemars si intenses qu'elle ne sait plus où se trouve la réalité, Charlie comprend que sa vie ne sera plus jamais la même. Le danger rôde. Qui est ce nouveau surveillant aussi beau qu'étrange qui débarque dans son lycée ? Quel est son rôle dans ces événements inexpliqués ? Et qui sont ces Immortels qui la traquent sans relâche ? En tentant de protéger sa vie, Charlie se lance dans une quête effrénée de la vérité. Une quête sur le chemin de l'Immortalité.




Voici l'interview

1/ Peux-tu me parler un peu de toi ?

J’ai 30 ans et je suis une touche à tout. Ca va de la couture, en passant par le dessin (au départ je voulais être dessinatrice de manga et partir au japon, c’était mon grand rêve !), la lecture et l’écriture.
Bref, j’adore essayer plein de choses mais c’est dans l’art que je m’épanouie le plus. C’est un milieu qui me correspond bien et que j’aurais du mal à quitter. Je crois que j’aurais l’impression de renoncer à une partie de moi, si je devais tout arrêter maintenant.


2/ Comment devient-on écrivain ?

Par passion, c’est évident. Qui accepterait de passer autant de temps à effectuer des relectures et des corrections sur un texte qu’il connait par cœur, autrement ?
Je continue de croire qu’il faut vibrer pour l’écriture pour parvenir à écrire un livre car c’est un travail qui demande beaucoup d’investissement et où il ne faut pas compter son temps.
On devient écrivain en travaillant dur, encore et toujours… en ne baissant surtout pas les bras face aux très nombreux obstacles qui se présentent inévitablement à un moment ou un autre.

Pour être écrivain, il faut être coriace et déterminé. Ce sont des atouts essentiels.



3/ Qui t’as donné le goût de la lecture et de l’écriture ?

Ma mère en premier lieu, et ma grand-mère maternelle. Toutes les deux lisaient beaucoup et j’ai suivi le mouvement, parce que je me sentais attirée par la lecture. C’est un bon moyen pour s’évader et j’ai toujours ressenti le besoin de faire fonctionner mon imagination. La lecture était un excellent moyen pour ça.
Puis, de fil en aiguilles, en grandissant, je me suis essayée à l’écriture. J’adorais déjà me « défouler » à l’école lorsqu’on nous demandait de rédiger une rédaction. C’est donc tout naturellement que je me suis inscrite à un cours d’écriture dans mon lycée en seconde. J’y ai appris beaucoup et depuis ce jour, je n’ai plus cessé d’écrire.


4/Comment t’es venue l’idée d’écrire ce livre ?

J’avais déjà depuis longtemps dans l’idée de finir un livre, un jour. J’ai écrit des tas de débuts de livres qui sont encore dans mes placards à l’heure où je raconte tout ça, et le fait de ne jamais les terminer, me frustrait au plus haut point. Il faut dire que je suis la spécialiste des romans inachevés lol !
En fait, ça n’a rien d’original mais c’est après avoir vu Twilight. J’ai lu la saga de Stephenie Meyer et pratiquement dans le même temps, j’ai commencé la série True blood de Charlaine Harris, et il s’est passé quelque chose. Ma propre histoire s’est mise en place et j’ai ressenti le besoin viscéral de mettre par écrit mes idées. Le thème  sur l’Immortalité m’inspirait, j’avais des tas de choses à raconter, moi aussi. Et le mieux, c’est que dès les premières lignes posées, je savais que cette fois, je parviendrais à le terminer.
Avec le recul, j’ai compris que si je n’étais arrivée à rien durant toutes ces années, c’était surtout parce qu’il me manquait du vécu et de l’expérience.


5/ Qu’est-ce qui a été le plus dur à l’élaboration du roman ? (les idées, les illustrations, l’éditeur …)

Trouver un éditeur est très difficile. Surtout un éditeur qui édite à compte d’éditeur et qui, même s’il représente une petite maison d’édition, prend son travail au sérieux en suivant un minimum ses auteurs.
Malgré tout, le vrai défi pour moi a été au niveau des corrections. Je ne suis pas mauvaise, mais de là à écrire un livre, il y a un monde ! J’ai fait tout ce que j’ai pu pour rendre un manuscrit le plus « clean » possible, mais j’ai tout de même été obligée de me faire aider. A force, je connaissais trop mon livre et je n’y voyais plus rien.
A ce propos, j’ai eu beaucoup de chance de rencontrer des gens compétents et suffisamment généreux pour m’aider dans ce but, sans rien exiger en retour. Je pense notamment à Michèle Pistre, la maman d’une amie qui a effectué un premier passage pour enlever le plus gros des fautes. Je pense aussi à Sklaerenn Baron, qui, en plus d’être une auteure talentueuse, excelle dans l’art de faire passer un manuscrit, à l’état de livre digne de ce nom. Et je pense aussi à Cindy Mezni, auteure si prometteuse, qui est intervenue entre elles deux, lorsque je n’en voyais plus le bout. Je leur dois beaucoup, à toutes les trois…


6/ Qui est le créateur des illustrations sur ton livre ?

Christel Michiels, une designer belge dont j’admire beaucoup les travaux. J’aime travailler avec Christel. En plus d’être une artiste douée, elle sait écouter et interpréter les demandes avec une sensibilité épatante. Elle est tellement précise lorsque je lui parle d’une couverture, qu’à certains moments, j’ai l’impression qu’elle peut « voir » ce que j’ai dans la tête ! C’en est presque effrayant lol ! Blague à part, j’ai une grande estime pour elle et ses créations. Voilà pourquoi je souhaite sincèrement que notre collaboration se poursuive aussi longtemps que possible.


7/ Quelles ont été tes sources d’inspirations ? (une musique, un film, un auteur …)

Mes sources d’inspiration sont très variées. Il y a S.Meyer que j’ai citée plus haut, Charlaine Harris, Stephen King, Michel Honaker, Karen Marie Moning pour ne citer que ces auteurs. Après au niveau de l’ambiance générale, les univers de Tim Burton et Luc Besson, restent des piliers quoi qu’il arrive. 


8/ Est-ce que le mythe de la page blanche existe-t-il vraiment ?

Oui ! Ca m’est arrivé une seule fois pour le moment, mais le mythe n’est pas qu’une légende. Je n’ai pas rencontré de problème de ce type lorsque j’ai écrit « The Ninth », en fait ça m’est arrivé pour un autre livre sur lequel je travaille actuellement. A un moment de l’histoire, je me suis retrouvée bloquée et même si je connaissais la suite, même si je savais ce qui allait arriver, je ne savais plus comment le retranscrire. C’était à la fois perturbant et frustrant !


9/ Combien de temps faut-il pour écrire un roman de ce style ?

C’est bien simple, j’ai commencé à écrire le 29 octobre 2009 et je l’ai terminé au bout de sept mois. Après les corrections m’ont pris énormément de temps puisque le livre n’est paru qu’en octobre de cette année.
Il est vrai que comme c’était mon premier livre, je tâtonnai de tous les côtés. Tout ça était très nouveau pour moi, je n’y connaissais rien et j’avais tout à apprendre.
J’ai donc perdu pas mal de temps entre le choix de l’éditeur, les corrections, la réalisation de la couverture. Mais ce qui compte, au final, c’est le résultat.


10/ Peux-tu nous dévoiler un petit extrait de ton livre ?


Comment avais-je fait pour oublier ? Oublier ce qui avait eu tellement d’importance à mes yeux ? Sa voix, sa peau, son parfum. Celui qui m’était aussi indispensable que l’air que je respirais… C’était comme si je m’étais perdue moi-même, en le laissant s’effacer de ma mémoire. Roulant sur le côté, frissonnante, nauséeuse, je battis des paupières tentant d’ouvrir les yeux pour voir où j’étais. J’avais mal, j’étais couverte de coups et de blessures. Je n’avais même pas besoin de me voir pour le savoir ; mon corps entier était comme une plaie béante qu’on aurait laissée à vif. Un douloureux élancement qui ne peut pas finir. Un gémissement d’angoisse m’échappa quand je sentis quelque chose de glacé couler sur mes jambes meurtries.
Mon regard affolé ne perçut d’abord rien d’autre que l’obscurité. Une obscurité étouffante où ne résonnait que ma respiration saccadée par la peur. Une obscurité glaciale où ma peau à nu gelait contre la roche brute. Une obscurité où le bruit de l’eau me rappelait que j’étais seule, vulnérable, et qu’il n’était pas là pour me sauver. Mes mains partirent à tâtons dans l’eau glacée, se heurtant à des cailloux qui m’écorchèrent les doigts. Mais je ne trouvais rien de plus que ce que je connaissais déjà.
Cependant le niveau de l’eau montait rapidement. Je finis par me redresser tant bien que mal pour garder ma tête suffisamment haut pour me permettre de respirer. Je m’entourai de mes bras pour contenir mes tremblements et trouver un peu de chaleur, en vain. J’avais si froid ! Au fur et à mesure que l’eau montait, je finis par ne plus sentir mes membres. Je me sentais engourdie, au bord de l’inconscience. Seul le claquement répétitif de ma mâchoire me permettait de ne pas céder au sommeil irrépressible qui me gagnait. Si je ne mourais pas de froid dans les minutes qui venaient, je savais très bien que l’eau aurait raison de moi. J’étais enfermée dans un endroit clos. Il n’y avait pas d’issue. Il n’y en avait peut-être jamais eu…


11/ As-tu un roman en cours d’écriture ?

Oui, en effet. Actuellement je travaille sur une trilogie intitulée « L’Impact », dont le premier tome devrait paraître au cours du premier semestre 2012.
J’ai hâte qu’il sorte, c’est une histoire émouvante qui me tient beaucoup à cœur.


12/ Un petit mot pour tes lecteurs ou futurs lecteurs ?

Je remercie tous ceux qui ont lu mon livre et qui me soutiennent au quotidien. Dans les moments de doute, je m’accroche à vos mots d’encouragements et je continue d’espérer, grâce à vous.

A ceux qui projettent de le lire, maintenant, j’ai envie de vous dire : « Foncez ! ». Si vous avez aimé le prologue, alors la suite vous plaira certainement.
Mais si vous hésitez encore ou que ce morceau de texte vous a mis l’eau à la bouche, je vous invite à vous rendre sur mon site officiel pour découvrir d’autres extraits…

Et pour finir, merci à Jenny pour cette interview très sympathique ! 

A mon tour, je voudrais remercier Sobian pour le temps qu'elle a pris à répondre à mes questions :)

Vous pouvez retrouver Sobian




1 commentaire:

Anonyme a dit…

Encore merci pour cette interview! Ca a été un vrai plaisir ^^
Sobian