jeudi 24 mai 2012

Interview de Sandra Moyon

Je n'ai pas d'interviews depuis un petit moment. Aujourd'hui je vous propose de rencontrer l'univers de Sandra Moyon, auteure de Nouvelles d'un Myrien entre autre.


Voici l'interview

1/ Peux-tu me parler un peu de toi ?
Rholàlà, je n’aime pas parler de moi ! Alors que dire ? Je m’appelle Sandra, j’ai 25 ans. J’adore lire, écrire, aller au ciné. J’ai fait 5 années de psycho à la fac (licence puis deux fois une M1 en criminologie) et j’ai fini par laisser tomber tant le système de la fac m’insupportait :).

2/ Comment devient-on écrivain ?
C’est une bonne question je dirais ! Je crois qu’il faut avant tout être passionné ! Par l’écriture bien sûr et puis surtout, il faut être rêveur(se). Je pense que sans cela, c’est tout bonnement impossible !


3/ Qui t’as donné le goût de la lecture ?
J.K. Rowling, avec les Harry Potter ! Ce sont les premiers vrais livres que j’ai lu (adieu Tintin et autres bd !) et je suis une très grande fan de la saga. Elle m’a donné le goût de la lecture, mais aussi de l’écriture ! Mes premiers écrits ont été des Fanfictions Harry Potter.

4/Comment t’es venue l’idée d’écrire ce livre ?
Je ne sais pas trop en vérité. C’est une idée qui m’est venue en pleine nuit ! J’étais dans mon lit à rêvasser et Luhan est apparu pour la première fois dans mon esprit. Il s’est imposé de lui-même et j’ai ressenti immédiatement l’envie d’écrire non par sur lui, mais par lui (d’où l’utilisation de la première personne du singulier dans le roman). Je crois qu’il me possède !


5/ Qu’est-ce qui a été le plus dur à l’élaboration du roman ? (les idées, les illustrations, l’éditeur …)

Honnêtement, rien de tout cela. Autant pour mon premier roman publié, Harmonia, j’ai subi deux cents galères différentes, j’en viendrais même à avoir du mal à dire laquelle de ces galères a été la plus horrible ! Mais alors Nouvelles d’un myrien… tout a été génial, de l’écriture à l’édition. Ecrire le roman ne m’a posé aucun souci, comme si Luhan me soufflait de lui-même chaque phrase. L’idée de la couverture, je l’ai eu dans mon lit (toutes mes meilleures idées arrivent la nuit !), je me souviens très bien avoir vu l’image dans mon esprit et Alix, l’illustratrice, a fait un incroyable travail dessus ! Le rendu final s’est avéré bien meilleur que dans mon esprit. Je compte sur elle pour la couverture du second tome ! Et les Editions MB ont été super avec moi depuis le début ! J’espère que cela va continuer ainsi ! :)

6/ Qui est le créateur des illustrations sur ton livre ?
Elle s’appelle Alix. Elle a réalisé notamment la couverture du roman Ray Shepard de Morgane Rugraff (Editions MB) tome 1 et tome 2 et elle travaille également sur la couverture d’une amie, prochainement publiée. C’est Morgane elle-même qui m’a permis de rencontrer Alix. Elle a donné un visage à Luhan et je suis vraiment très, très heureuse du résultat.

7/ Quelles ont été tes sources d’inspirations ? (une musique, un film, un auteur …)
Par rapport à l’histoire en elle-même, je dirais que je croise un peu de Black Butler et de Harry Potter ! Pour la rédaction du roman en lui-même, j’écoute souvent de la musique en même temps. Cécile Corbel est de loin ma chanteuse préférée. 

8/ Est-ce que le mythe de la page blanche existe-t-il vraiment ?
Oh que oui !

9/ Combien de temps faut-il pour écrire un roman de ce style ?
J’ai passé une année sur le tome 1 de Nouvelles d’un myrien. Je l’ai écrit très vite comparativement à mon premier roman publié, j’étais très inspirée ! J’ai écrit la moitié du roman en quinze jours, dans un mobil home, durant l’été alors qu’il pleuvait tout le temps ! Après j’ai passé beaucoup de temps pour relire et retravailler le texte.

10/ Comment t’es venue l’idée de créer la race des Myriens ?
C’est encore une bonne question ! A vrai dire je ne sais pas trop… je voulais que Luhan soit unique. Je ne voulais pas que ce soit simplement un sorcier ou un elfe, alors je me suis dit : pourquoi ne pas croiser les deux ? Pour être honnête, je ne sais pas si cela existe quelque part dans la littérature sous un autre nom. C’est sûrement le cas, je ne suis probablement pas la première à avoir eu l’idée ! Mais comme je n’avais jamais lu quelque chose là-dessus, j’ai eu l’impression d’aller dans le sens de mon souhait de rendre Luhan unique.

11/ Ca n’a pas été trop dur de réécrire toute une mythologie avant la « Folle Guerre » ?
Le plus difficile est de ne pas s’embrouiller, ni créer d’incohérence. Globalement, je n’ai pas eu vraiment de soucis.

12/ As-tu un personnage préféré, si oui qui et pourquoi (Luhan, Lucille, la famille Denoir……) ?
Mon cœur balance entre Luhan et son maître. Luhan reste tout de même mon préféré dans le sens où j’y suis très attachée. Il est l’acteur principal du roman et il fait parti de moi. J’aime également beaucoup le personnage qu’incarne son maître. Un fils héritier tiraillé entre son désir de satisfaire son père, d’être à la hauteur de ses espérances, et ses sentiments pour Luhan. Son père, Audric, veut faire de lui un sorcier puissant, il veut que son fils soit au-dessus de tout et tout le monde et tout particulièrement des myriens qui sont des êtres inhumains à ses yeux. Son fils essaye de lui obéir, mais voilà, il aime malgré tout Luhan car il est son seul ami. J’aime beaucoup ce tiraillement (et j’assume pleinement ma cruauté) !

13/ Comment t’es venue l’idée d’écrire un sommaire sous forme d’épitaphe ?
C’est la maison d’édition qui a voulue présenter les choses ainsi. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé leur idée !

14/ Peux-tu nous dévoiler un petit extrait de ton livre ?
     Alors que je redescendais aux cuisines en pestant à mi-voix, j’entendis des pas de chevaux à l’extérieur du château de Monseigneur Denoir. Mon cœur eut un léger sursaut : ce ne pouvait être que mon Maître. La cérémonie était donc achevée. Un second sursaut s’empara de mon pauvre cœur alors que le fait que Monsieur Romain, ami de mon Maître, devait sans le moindre doute l’accompagner également, avec sa famille et... Lilly. A ce moment précis, je loupai la marche de l’escalier où je me trouvais et tombai en avant, dévalant les dix suivantes la tête la première pour atterrir tout en bas, sur l’arrière-train.

      Luhan mon dieu ! cria Lucille qui assista aux premières loges à ma chute spectaculaire.
     Elle me rejoignit en courant et s’agenouilla à mes côtés. Je grimaçai déjà, étourdi. Elle porta sa main à ma joue gauche qui me piquait désagréablement.

      Tu saignes, commenta-t-elle.
      Je n’ai rien de cassé, je crois, répondis-je distraitement en vérifiant que chacun de mes membres bougeait encore.
     Lucille m’aida gentiment à me relever et je la remerciai poliment tout en me traitant mentalement d’idiot. Lilly allait encore rire en me voyant – bien que cette fois-ci au moins elle n’aura pas été témoin de mon effroyable et pathétique maladresse – et j’allais encore passer pour un imbécile.

      Aurais-tu oublié que les myriens ne savent pas voler ? se moqua-t-elle, un sourire en coin sur le visage.
      J’étais distrait, répondis-je simplement, espérant qu’elle ne fasse pas le rapprochement avec l’arrivée probable de Lilly – pour laquelle elle soupçonnait bizarrement mon faible –.
     Elle sortit un mouchoir blanc de sa poche et l’appliqua sur ma joue. Je grimaçai à cause du picotement, peu courageux, je l’avoue. Je perdais souvent toute ma bravoure en présence de Lucille, j’avais le sentiment constant que, plus je lui semblais fragile, plus elle serait douce et protectrice avec moi. Ce que j’appréciais énormément.

      Ce n’est rien de méchant,  murmura-t-elle. Ça guérira vite.
     La porte du sous-sol s’ouvrit et monsieur Edward s’empressa de descendre l’escalier.

      Ils sont là. La crevette, j’ai besoin de toi et pas de…
     Il n’acheva pas sa phrase, réalisant sans doute que quelque chose clochait.

      Qu’est-ce qui t’es arrivé ? grogna-t-il.
      Je suis tombé, j’ai loupé une marche, mais ce n’est rien, ça va.
     Voulant minimiser ma maladresse, je repoussai aimablement la main de Lucille qui essuyait le sang qui coulait sur ma joue.

      Les charmes de Lilly opèreraient-ils même à distance maintenant ? ricana-t-il simplement.
      Oh, Edward arrête ça ! gronda-t-elle.
     Bien évidemment, je virai immédiatement au rouge pivoine – une couleur bien assortie à mes yeux d’après une remarque récente de ma Lucille – et n’espérai plus que disparaître sous terre.

Bah quoi ? marmonna-t-il en haussant grossièrement les épaules. Si on ne peut plus rire dans ce monde, je ne vois pas ce qu’il nous reste à nous, myriens !

15/ Pour quand est prévu la suite ?
Je pense que j’aurai terminé le second volet d’ici la fin de l’été. Ma maison d’édition suit de près mon avancement et attend que je sois prête à leur présenter le manuscrit. Si tout se passe bien, il sortira tout début 2013. J’aurais espéré avant, mais leur planning 2012 est complet.

16/ Un petit mot pour tes lecteurs ou futurs lecteurs ?
Je remercie tous ceux qui suivent ou désirent suivre les aventures de Luhan ! J’espère qu’ils aimeront le lire.

Merci beaucoup pour cette interview Jennifer ! 

Vous pouvez retrouver ma chronique ICI

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