mardi 25 septembre 2012

La danseuse brisée de Monique Archen

Editions Persée
Année 2012
Pages 268

4ème de couverture
Elle n’a qu’une passion, obsessionnelle : la danse classique.
Nous sortons des sentiers battus pour suivre son parcours d’exception.
À neuf ans, elle intègre l’École de l’Opéra National de Paris. L’univers mal connu et impitoyable des Petits Rats nous emmène dans les dédales de l’Opéra Garnier et dans ceux de l’École de Nanterre, où règne une discipline de fer.
En cinq ans, sa volonté d’entrer dans le Corps de Ballet et la perte de sa part d’enfance à laquelle elle doit renoncer, la conduisent à l’anorexie mentale.
Les témoignages des personnes qui sauront entendre sa souffrance et la comprendre rendent toute l’ampleur psychologique de ce combat contre la maladie. Jusqu’à la guérison…


Mon avis
Je voudrais remercier Les Editions Persée pour ce nouveau partenariat.

Aimant la danse depuis mon plus jeune âge et ayant vu cette couverture sur le site des Editions, j'ai tout de suite craquée. C'est ce livre que je voulais.
Cette couverture est tout bonnement magnifique. Cette jeune danseuse qui fait un arabesque et qui se trouve sur les planches d'un opéra correspond véritablement bien à l'histoire qui nous est contée.

Je ne connaissais pas Monique Archen comme écrivain bien qu'elle ait écrit 3 livres avant celui-ci.
Je ne regrette pas cette découverte. Elle a une écriture fluide et l'utilisation du pronom "je", nous fait tout de suite rentrer dans l'histoire.

Anouk, le personnage principal, est tout de suite attachant. Depuis qu'elle est petite, elle est attirée par les rotations ce qui deviendra même une obsession. Pour la peine, une personne de sa famille lui offrira une toupie dont elle ne se séparera plus.

Comme elle aime tellement danser sa mère décide un jour de l'inscrire dans une école de danse.

Je n'en dirai pas plus pour ne pas dévoiler l'histoire.

Le personnage d'Anouk est véritablement touchant dès que nous la rencontrons que ce soit petite, au début de l'adolescence et par la suite pendant les moments très durs de sa vie.
J'ai beaucoup aimé quand elle compare sa famille à des gourmandises ou gâteaux. Par exemple, elle appelle sa maman "Maman Guimauve" (moi gourmande ? pas du tout).

Sa maman est assez touchante mais à de multiples reprises, j'ai eu envie de la secouer pour lui montrer que sa fille n'allait pas bien et qu'elle n'avait pas besoin de toujours avoir l'avis de son mari pour tout ce qu'elle fait.

Le père d'Anouk m'a beaucoup dérangé. J'ai vraiment eu l'impression qu'il n'aimait pas sa fille et que tout ce qu'elle faisait était toujours mal à ses yeux.

On voit que Monique Archen a fait beaucoup de recherches sur l'Opéra de Paris car tout nous est vraiment bien expliqué que ce soit sur les décorations, les coulisses et sur les cours que les "petits rats" suivent.

Je ne sais pas si Monique Archen a voulu nous montrer les dictats de l'Anorexie Artistica qui touche la danse, le cinéma ou le spectacle vivant et si elle n'a pas voulu également nous faire constater qu'il faut être le meilleur dans tout pour plaire aux personnes qui nous entourent même si notre vie est en danger.

Pour en terminer, j'ai beaucoup apprécié cette découverte livresque qui m'a fait me poser beaucoup de questions sur notre société.





4 commentaires:

Angie Deryckere a dit…

Merci pour cet article, ça me donne envie de le lire^^

Joan's Kingdom a dit…

De rien Angie, très contente que ma chronique t'ait plu.
Une très belle découverte :)

laraemilie a dit…

Un livre qui m'a l'air magnifique, je le lirais bien ;)

Joan's Kingdom a dit…

laraemilie : oh oui alors lis le. Une très belle découverte