dimanche 21 juin 2015

Trois jours de Laurence Barry




Editions Didier Carpentier
Date de sortie 12 mars 2015
240 pages


4ème de couverture

Judith, Juliette et Jonathan ont grandi heureux dans l’Est de la France, au sein d’une famille juive et laïque, modèle de tolérance. Par amour pour un agriculteur israélien, rencontré lors d’un séjour dans ce pays, Judith décide de quitter Paris et sa sœur avec qui elle cohabite, pour se marier et fonder une famille. Mais son bonheur est éphémère car peu après, son frère trouve la mort dans un attentat à Tel Aviv.
Sept ans plus tard, Juliette, restée à Paris, rencontre Mehdi, un musulman avec qui elle veut construire sa vie. Leur père, fragilisé par la mort de Jonathan dont il ne s’est jamais remis, s’effondre et menace de mettre fin à ses jours. Judith décide alors d’intervenir, persuadée que le projet de Juliette achèvera de détruire leur famille.
Elle imagine un stratagème et saute dans le premier avion pour Paris. Elle n’a que trois jours pour parvenir à ses fins.. Mais ces trois jours sont plus compliqués qu’elle ne l’avait imaginé...


Mon avis
Je voudrais remercier Gilles Paris pour la proposition de ce service presse.


Tout d'abord, je voudrais vous parler de la couverture qui n'est pas du tout attrayante.
Je pense que les Editions Carpentier devraient faire des couvertures vraiment plus attractives pour les lecteurs car si je vois ce roman en rayon dans une librairie et que je n'en ai jamais entendu parler, je ne m'arrêterai pas pour l'acheter.


Revenons au roman en lui-même.

Samuel et Sarah sont juifs d'origine marocaine.
Ils ont 3 enfants Judith (l'aînée), Jonathan et Juliette (jumeaux).
Leurs fils Jonathan est victime d'un attentat ce qui est très difficile à supporter pour la famille mais surtout pour ces parents.
Juliette s'est installée à Paris avec son petit ami Mehdi (musulman) mais les parents le vivent très mal, surtout pour son père qui commence à perdre la tête.
Judith va mettre en place un plan "machiavélique" pour que sa soeur et Mehdi se sépare.


Au début, j'ai beaucoup peiné à rentrer dans l'histoire que je trouvais vraiment très longue et puis au fur et à mesure de ma lecture, je me suis laissée emporter par les sentiments des personnages, surtout par ceux de Judith qui est "Le" personnage principal.


Ce qui est intéressant dans ce livre, c'est que les conflits israelo-arabes sont mis en avant et nous sont bien expliqués (par exemple le conflit de Juné). Pour ma part, j'ai appris certaines choses que je connaissais pas.

Il également mis en avant tout ce qui touche au racisme et là j'ai étais assez choquée.

Je m'explique. Je sais très bien que le monde n'est pas tout rose mais là ce n'est pas possible.
Le père renie sa fille car cette dernière a une relation avec un musulman est très dérangeant et encore plus la réaction que Judith a, à savoir essayer d'éloigner ses deux êtres qui s'aiment par tous les moyens.
Au lieu d'essayer à connaître Mehdi, la famille de Juliette le condamne et le met dans le même panier que ceux qui ont tué leur fils.

Je sais très bien que c'est facile à dire quand on n'a pas vécu ce "drame" mais quand même.


En ce qui concerne les personnages, Judith est le personnage qui m'a touché et exaspéré en même temps.
Elle est très touchante de part sa façon d'essayer que tout s'arrange entre sa famille même si ça peut mettre en péril l'amour de sa soeur.
Mais elle m'a aussi beaucoup énervée car elle a décidé d'arrêter son métier alors qu'elle avait fait des études pour être magistrat (afin de s'occuper de ses filles) mais surtout elle a peur de tout.
Et puis elle m'a également choquée quant à la décision qu'elle prend pour que Mehdi commette une faute, au lieu de parler directement avec sa soeur et de lui expliquer tranquillement et posément les problèmes que cette relation a sur leur famille.

Celui de Samuel est le pire, ce dernier rejette sa fille car il ne supporte pas qu'elle vive avec un musulman.
Mais qu'est-ce que c'est que cette façon de faire avec la chaire de sa chaire, je ne comprends pas du tout.
Je sais que si ça devait m'arriver quand ma fille aura l'âge, je ne pourrai jamais la rejeter.


En ce qui concerne l'écriture de Laurence Barry, je l'ai trouvé assez fluide même s'il y avait quelques longueurs qui auraient pu être évitées.


Pour en terminer, j'ai bien aimé ce roman car il traite de sujet qui ne sont pas faciles tels que le deuil, le racisme, les attentats et surtout le rejet familial.

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